La Terre, l'eau, le ciel

L'effet boule-de-neige du réchauffement  (La Terre, l'eau, le ciel) posté le mardi 17 novembre 2009 13:30

On a constaté, grâce à des prélèvements de glace en Antarctique, que le taux de CO2 dans l'atmosphère variait avec les températures. Il oscillait en effet de 180 ppmv lors des glaciations à 280 ppmv en périodes inter-glaciaires (1 ppmv est une partie par million en volume c'est-à-dire 1 cm³ par m³ d'air).

Les activités humaines ont récemment porté le taux de CO2 dans l'atmosphère à 370 ppmv, niveau jamais atteint depuis un million d'années. Ce taux augmente de manière accélérée et devient exponentielle, si bien qu'en 2050, il devrait atteindre 700 ppmv, et avoir ainsi doublé.

Sans oublier le méthane, issu de la digestion des ruminants et des marais, estuaires et rizières, qui est aussi un puissant gaz à effet de serre, qui augmente également rapidement. Nous savons déjà que la température a augmenté de 0,6 °C en 100 ans, à la surface du globe ; et que par dilatation de l'eau chaude le niveau des océans monte.

Mais tout le monde sait cela.

Phil & Wiki

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La Troisième  (La Terre, l'eau, le ciel) posté le vendredi 23 octobre 2009 21:07

" Nous y sommes "

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.

Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.

Nous avons chanté, dansé.

Quand je dis " nous ", entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.

Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.

Certes.

Mais nous y sommes.

A la Troisième Révolution.

Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.

" On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? " demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

Oui.

On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.

La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.

Son ultimatum est clair et sans pitié :

Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).

Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.

D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.

Peine perdue.

Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, - attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).

S'efforcer. Réfléchir, même.

Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

Pas d'échappatoire, allons-y.

Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.

Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.

A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie -une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.

A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.

A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas
Archéologue et écrivain

Image: http://metrodiff.vaour.net/yacs/

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Moins de Belges partiront en vacances cet hiver  (La Terre, l'eau, le ciel) posté le mardi 18 novembre 2008 12:32

 Cet hiver, 10% de Belges en moins partiront en vacances. Et ceux qui partent iront en général moins loin qu'en 2007.

Environ 150.000 Belges resteront chez eux cet hiver alors qu'ils étaient partis en vacances l'année dernière. Ceux qui partent iront moins loin et moins longtemps, révèle une enquête de Travel Magazine, réalisée par le bureau d'étude WES, qui mesure chaque année les intentions en matière de vacances de 1.500 personnes.

L'enquête montre que 18% des Belges iront certainement en vacances cet hiver, 11% hésitent encore. Par rapport à l'an dernier, on note une baisse sensible des projets de vacances.

Environ 1,5 million de Belges partent en vacances entre le mois d'octobre et le mois de mars, rapportent De Standaard, Het Nieuwsblad, De Morgen et Het Laatste Nieuws mardi.

Avec Belga

A tout malheur quelque chose est bon, si nous pouvons interpréter cette baisse à la consommation comme étant un résultat de la frilosité des gens qui entrevoient une récession importante, l'économie enregistrée ne se fera pas uniquement au bénéfice des portefeuilles mais également et surtout à celui de notre chère planète Terre qui aura à supporter moins de pollution, c'est minime mais bon.

Hé oui, partir en vacance c'est polluer. Je connais par exemple un écolo pur et dur, il est consultant et se déplace au maximum en transport en commun et à vélo, ce qui est très bien. Mais voilà, il adore les voyages dans les pays lointains, à chaque voyage, il efface le bénéfice de ses bonnes actions.

CQFD

 

 

Phil 

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Le site d'enchères eBay se résout à interdire la vente d'ivoire  (La Terre, l'eau, le ciel) posté le mercredi 22 octobre 2008 10:40

Le groupe américain eBay a annoncé mardi qu'il allait totalement interdire à partir du 1er janvier les ventes d'objets en ivoire sur son site d'enchères en ligne, sous la pression des défenseurs des animaux, afin de lutter contre le commerce illicite d'espèces menacées.

Cette annonce est intervenue quelques heures après la publication d'un rapport du Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw) qui accuse eBay d'être responsable d'au moins deux-tiers du commerce illicite d'espèces menacées sur internet. Le groupe a également consulté le Fonds mondial pour la nature (WWF) et des groupes de protection de l'environnement américains avant de prendre sa décision, a précisé Richard Brewer-Hay, un porte-parole d'eBay.

Le groupe d'enchères sur internet avait déjà interdit l'an dernier le commerce international de l'ivoire, limitant les transactions aux marchés nationaux. Néanmoins, "la vente d'ivoire sur notre site continuait de nous préoccuper, " a souligné Richard Brewer-Hay. "C'est pourquoi, afin de protéger les vendeurs et les acheteurs, ainsi que les animaux en voie de disparition, eBay a décidé d'instituer une interdiction totale de la vente de tous les genres d'ivoire, " a poursuivi M. Brewer-Hay.

Un des avocats d'eBay, Jack Christin, a précisé que le groupe autoriserait cependant le commerce de "quelques antiquités (d'avant 1900) comprenant une faible quantité d'ivoire, comme une table avec incrustations d'ivoire ou un piano ancien avec des touches en ivoire". (VVA)

http://news.fr.be.msn.com/actualiteetrangere/article.aspx?cp-documentid=10295540

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Il y a presque un an  (La Terre, l'eau, le ciel) posté le vendredi 10 octobre 2008 17:12

Puisque c'est la saison des Nobel, je ne peux m'empêcher de ressortir un communiqué de presse suite à la publication de l'OMM (Organisation Mondiale de la Météorologie) d'un rapport très pessimiste quant à l'avenir climatique, économique et social de la planète.

Le titre évocateur ""Le changement climatique, risque pour la sécurité" prend en compte les effets collatéraux du réchauffement, la pression démographique sur les pays ou continents voisins de ceux où la vie deviendrait impossible en raison des pertes en ressources ou aux innondations.

Vision futuriste négative certe, en plus peu de personnes ont lu le rapport, il y aura donc plein de gens étonnés lorsque ça va nous pêter à la gueule.

Voici l'article:

Le réchauffement climatique pourrait provoquer une "guerre civile mondiale", selon l'ONU

NUSA DUA (AFP) — Le réchauffement climatique pourrait provoquer une "guerre civile mondiale", met en garde un rapport de l'ONU rendu public lundi à Bali.

L'étude du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) a été diffusée - ce n'est pas un hasard - le jour de la remise à Oslo du prix Nobel de la paix à l'ex-président américain Al Gore et aux experts du Giec, pour leurs efforts de sensibilisation aux dérèglements du climat.

La surchauffe causée par la saturation en gaz à effet de serre risque de déstabiliser dans quelques années des régions entières, expliquent les auteurs du rapport, des scientifiques suisses et allemands pour lesquels "agir pour le climat est agir pour la paix".

Parmi les "points chauds" identifiés figurent le delta du Nil, le Sahel, la Chine, l'Inde, les nations autour du Golfe du Bengale, l'Asie centrale, les Caraïbes, le golfe du Mexique et l'Amazonie.

"Si le réchauffement climatique n'est pas jugulé, des Etats fragiles et vulnérables, qui sont déjà aujourd'hui assez mal gérés, pourraient imploser sous la pression du réchauffement global, puis générer des ondes de choc vers d'autres pays", a affirmé Hans Schellnhuber, directeur de l'Institut de recherche sur l'impact du climat de Potsdam.

Il a par exemple expliqué qu'une hausse générale de la température de 5 degrés serait accentuée sur le plateau montagneux tibétain (de +10 à +12 degrés), asséchant durant l'été les fleuves alimentant d'immenses bassins de population, en Chine ou en Inde.

De même, la fonte des glaciers dans les Andes (Amérique latine) aurait des conséquences selon lui effroyables, coupant l'approvisionnement d'une mégalopole comme Lima (Pérou).

Autre danger, une hausse de 7 mètres du niveau des océans se traduirait par le déplacement de 500 millions de "réfugiés climatiques".

Le rapport "trace un scénario crédible pour l'avenir", a prévenu M. Schellnhuber en marge de la conférence sur les changements climatiques organisée à Bali.

Le réchauffement est désormais une réalité prise en compte de façon sérieuse par les experts militaires, a souligné Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE.

"Les généraux américains, l'état-major de l'Otan et d'autres institutions militaires du monde entier ne considèrent plus le changement climatique comme il était auparavant dépeint, une fiction sortie de l'imagination des écologistes", a-t-il assuré.

Les spécialistes en géopolitique n'écartent pas des "guerres de l'eau" ou des affrontements dépassant les traditionnelles frontières des Etats, dont ils voient des premières illustrations avec les conflits en Somalie ou au Darfour.

Avec une hausse de 5 degrés, "nous pourrions avoir quelque chose qui ressemblerait à une guerre civile à l'échelle mondiale", a dit M. Schellnhuber.

"Du Sénégal à la Corne de l'Afrique, les prédictions sont très sombres", a-t-il ajouté, estimant que des tensions latentes entre des populations menaçaient d'être exacerbées par le réchauffement.

Le rapport auquel il a participé, intitulé "Le changement climatique, risque pour la sécurité" avait d'abord été baptisé "Vers un climat de violence?".

Source: http://afp.google.com/article/ALeqM5gddVMkOADCZEFyz0pBINz8rCUyUw

Le document en question: http://www.wbgu.de/wbgu_jg2007_engl.pdf

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