On entend ces choses
en Russie, à l'école:
"Staline est un grand homme, la fin justifie les moyens."
"Il était un grand manager qui a su vaincre l'ennemi."
Question: "C'est quoi un Goulag?"
Réponse " ... ... ... ... ... un camps? "
Les descendants de Staline intentent un procès au journal
Новая
Газета Novaïa Gazett
pour diffamation, il n'aurait jamais ordonné d'éliminer
l'intelligensia polonaise, comme le massacre de Katyn par
exemple.
Début du procès du petit-fils de Staline contre «Novaïa
Gazeta»
"Le procès contre le journal Novaïa Gazetta débute ce jeudi. Une
procédure lancée par le petit-fils de Joseph Staline. Il accuse le
quotidien de diffamation contre son grand-père suite à un article
publié en avril dernier. Le journal accusait Staline d'avoir fait
massacrer 22 000 officiers polonais. Mais au-delà du problème
juridique, c'est l'occasion de se pencher sur cet héritage
encombrant du stalinisme, revendiqué par la population russe.
Staline encensé dans certains manuels d'histoire, Staline qui a
retrouvé sa place sur les fresques d'une station de métro. Et
Staline au cœur d'un procès, initié par son propre
petit-fils...
Pour Evgéni Djougachvili, il s'agit d'honorer la mémoire de son
grand-père, qui a été « salie » par l'article de Novaïa Gazeta.
Mais au-delà de ce long procès qui commence, et des 10 millions de
roubles - 225.000 euros - exigés par le petit-fils de Staline,
c'est toute la question de la mémoire, du bilan du stalinisme qui
est en cause dans un pays où Staline reste, pour plusieurs, un
grand homme. Il a été récemment élu personnalité du siècle lors
d'un concours télévisé.
Selon un sondage, 50% des Russes lui sont reconnaissants pour avoir
permis à la Russie de devenir un Etat puissant.
Ce procès sur le stalinisme pourrait bien indirectement servir au
journal d'opposition, qui compte ainsi stimuler un débat dans la
société russe. Novaïa Gazeta veut faire appeler à la barre des
personnalités pour sa défense, notamment l'ancien dirigeant
soviétique Mikhaïl Gorbatchev."
Alexandre Billette
http://www.rfi.fr/actufr/articles/118/article_85432.asp
En effet, il a sans
doute été assez malin pour que le zélé Béria puisse, post scriptum endosser toute la
responsabilité de ses désirs ...
Le jour du décès de Joseph Vissarionovitch Djougachvili, personne
de la haute Nomenklatura n'osa même s'approcher du cadavre de peur
de quelque chose, seul Béria prit la parole, enfin libéré de sa
propre peur, il déclara quelque chose comme quoi il fallait faire
un procès au tyran mort ... c'est lui qui eut l'honneur de citer
l'éloge funèbre du tyran sur la Place Rouge.
Les mois suivant, en digne dauphin il promulga des lois libérales
afin de prouver au peuple qu'il était conscient de l'horreur
imposée par Staline, lui n'étant qu'un misérable exécutant (au
propre et au figuré). Il va libérer 1.000.000 de détenus de droits
communs qui vont mettre la Russie à sac.
Béria eu droit à un assassina grandiose, public et mystérieux à la
fois, assassina orchestré par cette même haute Nomenklatura
peureuse et soucieuse de laver son propre passé dans une justice
inévitablement injuste et sanguinaire mais néanmoins
libératrice.
J'ai donc peur que la postérité ne reconnaisse Staline que comme
victime et non commandant d'un chef de la police trops zélé, voire
psychopate et lui reposé sur son piedestal, toute dignité
retrouvée, définitivement "lavé de l'injustice de l'histoire trop
longtemps subie".
Affaire à suivre ...
Phil
- Accueil
- Le dernier article
- L'effet boule-de-neige du réchauffement
- Prix du Courage 2009
- La Troisième
- Le procès de Staline
- Free Iran!
- The water of life
- Libérez Muntazer al-Zaidi
- Lancez aussi vos chaussures
- Caramba! Encore raté!






Commentaires